ZFE, La colère du peuple - France - 052025
ZFE, La colère du peuple gronde face aux restrictions de circulation :
Depuis le 1er janvier dernier, Montpellier a plongé dans le débat des Zones à Faibles Émissions (ZFE), une initiative visant à limiter la circulation des véhicules polluants. Désormais, les voitures diesel immatriculées avant 2011 et les véhicules à essence immatriculés avant 2006 sont interdits de circulation dans 11 communes de la métropole. Une mesure qui ne passe pas inaperçue et qui soulève la colère d'une partie de la population et de certains élus.
Laurent Jaoul, maire SE de Saint-Brès, exprime son mécontentement face à ces restrictions qu’il considère mal conçues. Selon lui, la loi ne tient pas compte de la réalité des émissions polluantes, arguant qu'un véhicule Crit’Air 1, comme un Range Rover, pollue davantage qu’un véhicule plus ancien et moins lourd. En réaction, il s’est allié à 23 autres maires pour demander la suspension des contraventions jusqu’en 2027, témoignant d’un mécontentement grandissant au sein de l’agglomération.
Dans un climat politique tendu, la ZFE devient un sujet central des futures élections municipales. Les débats se concentrent davantage sur l’accompagnement des automobilistes que sur la nécessaire lutte contre la pollution. Alexandre Jardin, écrivain et fondateur d’un collectif pour défendre le droit à circuler, qualifie ces mesures de "méprisantes" et d'"excluantes", mettant en lumière le risque de fâcher la population avec des politiques écologiques jugées inadaptées.
ZFE : une nouvelle attaque contre le peuple qui interdit la circulation aux plus précaires sous couvert d'une transition écologique injuste. Dans un contexte d'inflation, de crise du pouvoir d'achat et d'écologie perçue comme punitive, les automobilistes ne cachent plus leur colère. L'action de trop contre les "gueux" dirons certains.
La Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) c'est mobilisé également sur tout le territoire contre les ZFE. Les mécontents sont présents dans toutes les villes de France ayant ou qui auront une ZFE, et la colère des citoyens est forte.
Les ZFE, instaurées par la Loi d’orientation des mobilités en 2019 et renforcées par la Loi Climat de 2021, ont pour objectif de réduire la pollution de l’air et d'encourager l’utilisation de véhicules moins polluants. À Montpellier, comme dans d’autres grandes métropoles telles que Paris, Lyon et Grenoble, des mesures similaires ont été adoptées. Toutefois, des critiques s’élèvent, dénonçant des zones de "forte exclusion" qui pénalisent les ménages les plus modestes.
À l’heure où 12 agglomérations en France appliquent déjà ces restrictions, y compris Aix-Marseille-Provence et Nice, l'annonce du ministère de la Transition écologique en mars dernier a surpris : Marseille, Strasbourg et Rouen ne seront finalement plus tenues de restreindre la circulation des véhicules Crit'Air 3 en 2025, en raison de l'amélioration de leur qualité de l’air. Une décision qui ne fait qu'accroître la frustration des Montpelliérains, déjà en proie à un sentiment d'abandon face à des règles jugées déconnectées de leurs réalités quotidiennes.
Il serait opportun de prendre en compte les dernières technologies anti-pollution des véhicules qui permettent de réduire drastiquement les rejets pollués et en évitant de punir les plus pauvre qui ne peuvent ce déplacer qu'avec des véhicules de plus de 10 ou 15 ans voire 20 ans.
TAIR Marc
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